mercredi 4 juin 2008

Les conséquences de mai 68

  • Les accords de Grenelle

Une augmentation de 35 % du SMIC à 600 F par mois et de 10 % des salaires, la création de la section syndicale d’entreprise, actée dans la loi du 27 décembre 1968 et une quatrième semaine de congés payés, sont entre autre conclues lors des accords de Grenelle, suite à des négociations menées en particulier par le jeune haut fonctionnaire Jacques Chirac, et la reprise du travail s'effectue progressivement au début du mois de juin. La police et la gendarmerie évacuent au fur et à mesure les différents lieux occupés. Les événements ont causé la mort directe de cinq personnes : le commissaire de police René Lacroix, écrasé par un camion à Lyon, le gréviste de 24 ans Pierre Beylot, ouvrier à l'usine Peugeot de Sochaux-Montbéliard (Doubs), tué de deux balles, un autre gréviste de la même usine, Henri Blanchet, 49 ans, qui est déséquilibré par une grenade offensive, tombe d’un parapet et meurt le crâne fracturé, ou encore le lycéen Gilles Tautin (17 ans), noyé dans la Seine après la poursuite par des CRS aux abords de l'usine de Flins (Yvelines) ainsi que Philippe Mathérion, 26 ans, dont on retrouve le corps au petit matin sur la barricade de la rue des Écoles.

  • Dissolution de l'Assemblée nationale le 30 mai 1968

Les élections législatives de juin 1968 voient la très large victoire des gaullistes, regroupés dans le parti renommé pour l'occasion Union pour la défense de la République. On s'est beaucoup interrogé sur ce retournement de la peur, tant les médias donnaient l'impression que la population penchait pour le mouvement étudiant. Au fond personne à gauche n'avait donné l'impression de maîtriser ce qui se passait et la solution paraissait être provisoirement en dehors du mouvement, dans la stabilité institutionnelle.

  • Référendum sur la régionalisation et le rôle du Sénat du 27 avril 1969 et départ du général de Gaulle

Le général de Gaulle avait souhaité un référendum en mai 1968. Georges Pompidou avait plaidé et obtenu la dissolution de l'Assemblée nationale. De Gaulle ne renonce pas à son projet de référendum. Il perçoit que mai 1968 a mis en exergue un besoin de démocratie plus direct et plus proche du peuple. Il imagine de décentraliser certains lieux de décision et de refonder le Sénat en changeant profondément ses critères de recrutement. C'est l'objet de ce référendum. Il met tout son poids politique dans la balance en promettant de partir si les Français répondent « non ». Le non l'emporte avec 52,41 % (80,13 % de votants, 77,94 % de suffrages exprimés). Comme il l'avait indiqué, le général de Gaulle part.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mai_68#Aux_plans_culturel.2C_.C3.A9conomique_et_social

Aucun commentaire: